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Rétrospective

La Folle Journée 2012

Le Sacre Russe

La Folle Journée 2012 a choisi de consacrer sa 18ème édition à la musique russe. Considérant l’apport décisif des compositeurs du fameux “Groupe des Cinq” (Balakirev, Cui, Rimski-Korsakov, Borodine, Moussorgski), auxquels on doit l’émergence d’une véritable musique nationale russe, et de Tchaïkovski, considéré de son vivant comme le grand musicien national, elle mettra en lumière l’oeuvre de leurs successeurs immédiats - Liadov, Arensky ou Glazounov, protégés du célèbre mécène Belaiev et figures dominantes de la scène musicale russe au début du XXe siècle -, auxquels se rattache aussi Rachmaninov, dernier compositeur majeur dans la grande tradition romantique russe. Elle fera la part belle ensuite à l’œuvre de Scriabine, qui apparaît, au début du XXe siècle, comme un pionnier du langage musical contemporain et dont les recherches - faisant écho à celles de Schoenberg en Europe - seront poursuivies par les avant-gardistes Roslavetz, Lourié ou Mossolov : ardents partisans d’une remise en question du système sonore, ces compositeurs sont à l’initiative du grand courant futuriste et constructiviste, et livrent tout au long du premier quart du siècle des œuvres d’une grande originalité. Stravinsky ensuite, génie éclectique dont l’œuvre reflète, plus que tout autre, les recherches et les paradoxes de son époque, sera lui aussi au cœur de cette Folle Journée russe, de même que Prokofiev, Chostakovitch et Weinberg - grand compositeur russe d’origine juive polonaise -, qui sont les trois grandes figures dominantes de la musique russe du XXe siècle. Des compositeurs tels que Glière, Katchaturian (arménien) ou Kabalewski et, plus près de nous, S. Goubaïdoulina, R. Chtchedrine, A. Schnittke ou A. Pärt (estonien) complèteront ce vaste panorama qui permettra à l’auditeur de retracer toute l’évolution de la musique russe de Glinka jusqu’à nos jours.

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5 jours, du 1er au 5 février 2012

284 concerts en salle

37 concerts gratuits

48 conférences

18 représentations de théâtre musical

20 concerts hors les murs

1800 artistes

152 000 billets délivrés

Fréquentation : 97,4 %

10 000 personnes ont accédé à La Folle Journée avec un billet à 4,50 euros

 

La Folle Journée en Région des Pays de la Loire

2 jours, du 27 au 29 janvier 2012

11 villes, 160 concerts, 65 000 billets délivrés

La Folle Journée 2011

Les Titans : de Brahms à Strauss

Consacrée à la musique germanique post-romantique, la Folle Journée 2011 présente près de cent ans de musique, de 1850 à 1950, soit de Brahms à Richard Strauss et aux compositeurs de l’Ecole de Vienne. Héritier de la grande tradition allemande et dernier grand musicien romantique, Brahms a exercé une influence considérable sur nombre de compositeurs de la seconde moitié du XIXe siècle : Max Bruch, Max Reger notamment, jusqu’à Arnold Schönberg au début du XXe siècle. Dans le même temps se développe, dans le sillage du dernier Liszt et sous l’impulsion de Wagner, chantre de la “musique de l’avenir”, un puissant courant artistique visant à renouveler en profondeur le langage musical, auquel se rattachent les autrichiens Bruckner (farouche opposant de Brahms), Mahler, Hugo Wolf et Zemlinsky, et l’allemand Richard Strauss (dont la longue carrière s’étend de la fin de l’Empire austro-hongrois aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale). Synthèse de ces deux courants antagonistes, l’Ecole de Vienne, fondée par Arnold Schönberg au début du XXe siècle et à laquelle appartiennent ses disciples Berg et Webern, apparaît influencée à la fois par Brahms et par Wagner, Mahler et R. Strauss, tout en développant sa propre esthétique qui influencera à son tour les compositeurs allemands Paul Hindemith, Carl Orff et Hanns Eisler.


5 jours, du 2 au 6 février 2011

285 concerts en salle

48 conférences

1 800 artistes

134 500 billets délivrés dont 7 700 à des scolaires

Fréquentation : 96%

La Folle Journée de Nantes en Région Pays de la Loire

2 jours, du 28 au 30 janvier 2011

11 villes 157 concerts 62 000 billets délivrés

La Folle Journée 2010

L’Univers de Chopin

Entendre l’oeuvre de Chopin
Centrée comme chaque année sur un compositeur majeur de l’histoire de la musique, la Folle Journée a choisi pour sa seizième édition de rendre hommage, en cette année du
bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin, à l’une des figures les plus attachantes du romantisme musical.
Exprimant une infinie variété d’émotions et de sentiments dans un langage immédiatement accessible au plus grand nombre, l’oeuvre de Chopin est aussi l’une des plus modernes qui soit, tant du point de vue de l’inspiration que sur le plan de l’écriture, et la première ambition de cette Folle Journée sera de présenter l’intégrale de l’oeuvre de Chopin :
L'intégrale de l’oeuvre pour piano solo de Chopin en 14 concerts
Six pianistes de trois générations différentes pour porter six regards originaux sur Chopin : Anne Queffélec, Abdel Rahman El Bacha, Momo Kodama, Jean-Frédéric Neuburger, Philippe Giusiano et Iddo Bar-Shaï.
Les oeuvres majeures de Chopin pour piano et orchestre
Les deux Concertos pour piano, le Grand Rondo de concert pour piano et orchestre Krakowiak, les Variations sur “Là ci darem la mano” de Mozart, la Fantaisie sur des airs polonais...).
L'intégrale de la musique de chambre de Chopin Le Trio avec piano, la Sonate pour violoncelle et piano et les mélodies...
Entendre l’oeuvre de Chopin en la replaçant dans le contexte qui l’a vu naître
Rapidement adopté par l'élite cultivée parisienne, que son jeu fascine, Chopin mène une vie mondaine qui lui permet non seulement de côtoyer nombre de grands virtuoses du piano et de faire la connaissance de
Pour singulière qu’elle soit, l’oeuvre de Chopin ne s’en inscrit pas moins dans un contexte bien particulier, celui du premier romantisme dont Paris est un des foyers les plus actifs à l’époque où Chopin s’y installe (à l’automne 1831). Centre d’une intense vie littéraire - avec Hugo, Balzac, Musset, Lamartine… - et artistique - avec l’éclosion notamment du génie de Delacroix, qui deviendra un ami fidèle de Chopin -, Paris se partage dans le domaine musical entre l'univers des salons, où improvisent chaque jour des virtuoses, et l'opéra, où triomphent les Italiens aux côtés de l’Allemand Meyerbeer.Berlioz, qui le premier en France a su discerner son talent immense, de Liszt et de Mendelssohn, tous trois rencontrés à Paris dans les années 1830 et qui ont été ses amis ; mais aussi des compositeurs moins connus, virtuoses avant tout, que Chopin a côtoyé dans les salons et aux côtés desquels il s’est produit : le violoncelliste Franchomme, et les pianistes Czerny, Moscheles, Kalkbrenner (considéré alors comme le plus grand pianiste de son temps), Herz, Alkan, Hiller ou encore Clara Wieck, future épouse de Schumann.
Les compositeurs qui ont marqué Chopin :
Bach, dont il jouait chaque matin les Préludes et Fugues, sa référence absolue, Haendel, dont il admirait les oratorios, Mozart, auquel il voua toute sa vie une profonde admiration, Hummel, dont il jouait volontiers les oeuvres. Ceux qui ont marqué son enfance : Helsner, son professeur et Lipinski, Heberle, Scholl et Krähmer.

5 jours, Du 27 au 31 janvier 2010
281 concerts en salle
48 conférences
1500 artistes
128 000 billets délivrés dont 7000 à des scolaires
Fréquentation : 98,4%

La Folle Journée de Nantes en Région Pays de la Loire
2 jours, du 22 au 24 janvier 2010
11 villes
157 concerts
60 000 billets délivrés

La Folle Journée 2009

De Schutz à Bach

Quatrième Folle Journée “baroque” après la Folle Journée Bach de 2000, la Folle Journée “italienne” de 2003, et “L’Harmonie des Nations” de 2006, consacrée à la musique européenne du début du XVIIIe siècle, la Folle Journée 2009 emprunte les chemins qui mènent à Jean-Sébastien Bach.

Ambitionnant certes de présenter, comme en 2000 mais de façon beaucoup plus exhaustive, une part très importante de l’immense catalogue des œuvres de Bach, l’édition 2009 se propose en effet d’élargir le propos en explorant l’œuvre d’un certain nombre de compositeurs qui ont précédé Bach en Allemagne du Nord et qui constituent une part essentielle de l’héritage du grand musicien. Jacob Praetorius, puis le grand Schütz et ses élèves - Matthias Weckmann, Christoph Bernhard, Johann Theile -, Johann Adam Reincken, Buxtehude et ses disciples au nombre desquels Georg Böhm ou Nicolaus Bruhns, Jacob Froberger également, apparaissent bien aujourd’hui comme les véritables fondateurs de la musique allemande. Ce sera assurément l’un des mérites de cette Folle Journée 2009 que de porter à la connaissance du public cette œuvre largement méconnue et qui n’en recèle pas moins d’immenses richesses. Beaucoup d’œuvres rares, dont la plupart ne sont jamais jouées en concert, seront ainsi présentées cette année à la Folle Journée, notamment une centaine d’œuvres de musique sacrée de Schütz - soit l’essentiel de son œuvre -, parmi lesquelles l’intégrale des Psaumes de David, l’Histoire de la Résurrection et les trois Passions, qui figurent parmi les chefs-d’œuvre de la première époque baroque.


Entendre l’œuvre de Bach en résonance avec celle des compositeurs qui lui ont succédé, du XIXe siècle à nos jours : transcriptions et créations inspirées de la musique de Bach


5 jours à Nantes, du 28 janvier au 1er février 2009

272 concerts
123 740 billets vendus
Fréquentation 97%

3 jours en Région
11 villes
160 concerts
60 000 billets vendus

La Folle Journée 2008

Schubert dans tous ses états

Au XVIIIe siècle, Vienne est la capitale européenne de la musique et voit naître une succession impressionnante de grands noms de l’histoire de la musique : Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert.

Des musiciens de cette époque ayant passé une grande partie de leur vie à Vienne, Schubert est le seul à y être à la fois né et mort, sans presque jamais quitter cette ville. Parfait symbole du “voyageur” romantique (“Wanderer”), tant par sa vie que par son oeuvre, Schubert est aussi le dernier représentant d’un certain classicisme viennois.

Successeur de Haydn et Mozart, admirateur de Beethoven qui représente l’idéal inaccessible, Schubert n’en sera pas moins un novateur. Il a déjà écrit ses treize premiers quatuors et ses huit premières symphonies avant que la Neuvième Symphonie de Beethoven ne soit créée à Vienne en 1824. Libre de toutes contraintes, il bouscule les formes musicales, avec le lied par exemple, où s’épanouira en premier son génie créateur. Il devient l’égal des maîtres qu’il vénère (Goethe, Schiller, Heine) par le pouvoir de sa musique et est l’inspirateur d’un groupe amical et culturel qui se nourrit de lui au point de prendre son nom pour enseigne de ses réunions régulières – les “Schubertiades”.

Mais au début du XIXe siècle, après la chute de Napoléon, Vienne devient le siège d’un congrès européen, le Congrès de Vienne (1814-1815), qui est accompagné de fêtes et de réceptions brillantes. Vienne, la ville qui danse, est alors livrée à la fièvre italienne : succès croissant de l’opéra italien et engouement des Viennois pour Rossini.

A Vienne, le vrai roi de la musique sera bientôt Johann Strauss. Deux univers musicaux cohabitent : l’un brillant et officiel en surface, l’autre souterrain et souvent désespéré, auquel Schubert et son groupe appartiennent. Schubert n’aura de cesse, dans ses dernières années, de réclamer le droit d’exister. Il meurt en 1828 à l’âge de 31 ans, un an seulement après Beethoven, laissant un catalogue considérable de plus de 1.000 oeuvres.

Schubert est certainement l’un des compositeurs ayant le plus influencé les générations suivantes. On ne compte plus les transcriptions de ses oeuvres qui ont été effectuées aux XIX et XXe siècles et ses oeuvres continuent d’inspirer les compositeurs d’aujourd’hui. C’est pourquoi, et pour la première fois dans l’histoire de La Folle Journée, trois compositeurs ont été invités à écrire une oeuvre d’après une pièce précise de Schubert ou dans l’esprit du grand musicien viennois : les Japonais Dai Fujikura, Toshio Hosokawa et le Français Bruno Mantovani ont accepté l’invitation.

Folle Journée Schubert dans tous ses états
5 jours à Nantes, du 30 janvier au 3 février 2008
269 concerts
121000 billets vendus
Fréquentation 94%

3 jours en Région
11 villes
150 concerts
50000 billets vendus

La Folle Journée 2007

L’Harmonie des Peuples

Tant en Europe centrale et en Scandinavie qu’au niveau de l’axe atlantique, de l’Angleterre à la péninsule ibérique, le XIXe siècle et le début du XXe siècle connaissent un prodigieux épanouissement des écoles nationales lié aux mouvements irrédentistes qui agitent le continent européen autour de 1848.

Forte de traditions populaires et historiques, la Russie de Glinka, du Groupe des Cinq (Balakirev, Cui, Rimski-Korsakov, Borodine, Moussorgsky) et de Tchaïkovski sera la première à s’élever au niveau des grandes nations musicales, alors que les écoles tchèque, hongroise, scandinave révèlent leur personnalité dans une musique savante alimentée aux sources des chants populaires, souvent en réaction au post-romantisme allemand dans un nationalisme intense, celui de Smetana, de Janacek et de Dvorak par exemple, qui contribuent largement au développement de l’art symphonique. En Hongrie, Bartók exprime son patriotisme tout en nourrissant son oeuvre de timbres et de rythmes traditionnels.

Berwald en Suède, Grieg en Norvège, Nielsen au Danemark tirent leur inspiration des légendes, des trésors folkloriques et des paysages de leurs pays, cependant que Sibelius se fait le défenseur d’une tradition nationale finlandaise. Si l’Espagne affirme à son tour une véritable conscience nationale, Paris devient le refuge de nombreux artistes espagnols qui subissent l’attrait de la France : Albeniz, Granados, de Falla, Rodrigo. En retour les compositeurs français s’inspirent des oeuvres de ces musiciens et puisent dans la richesse étonnante de la musique populaire espagnole. Bizet, Fauré, Debussy, Ravel, Saint-Saëns recréent ainsi une Espagne imaginaire mais profondément authentique.

Folle Journée L’harmonie des peuples
5 jours à Nantes, du 31 janvier au 4 février 2007
278 concerts
122000 billets vendus
Fréquentation 86%

3 jours en Région
11 villes
159 concerts
48992 billets vendus
Fréquentation 72%

La Folle Journée 2006

l’Harmonie des nations

Marquées par de nombreuses querelles esthétiques et de profondes mutations, les années 1650-1750 voient s’affirmer les écoles régionales autour des grandes Nations qui, de l’Allemagne à la péninsule ibérique, de l’Italie à la France et à l’Angleterre, se partagent l’intérêt pour la musique. À cette époque où l’on assiste à une prise de conscience des styles nationaux, hommes et oeuvres circulent à travers le continent et des contacts étroits se nouent entre les compositeurs des provinces européennes.

Profondément français, Rameau qui, tout jeune, entreprend un voyage éclair à Milan, gardera toujours un intérêt particulier pour la musique ultramontaine. En Allemagne, Bach qui ne quittera jamais son pays s’est imprégné de la musique française et des concertos de Vivaldi (imprimés à Amsterdam !) pour les intégrer à la tradition luthérienne; il écrit des suites anglaises et françaises et un concerto dans le style italien. En Angleterre, après Purcell qui emprunte à la France et à l’Italie tout en restant spécifiquement britannique, Haendel, imprégné d’art italien, crée l’oratorio anglais. Les écoles espagnole et portugaise cultivent à leur tour leurs relations avec le monde étranger : le napolitain Scarlatti règne sur le clavecin à Lisbonne et à Madrid, tandis que le portugais Almeida part étudier en Italie où Vivaldi fait triompher le concerto. L’idée de Nation poursuit son chemin sous la plume de Telemann qui rend hommage aux victimes du tremblement de terre de Lisbonne et signe une ouverture des Nations anciennes et modernes, et sous celle de Couperin, auteur de sonates en trio parues sous le titre des Nations, dans lesquelles il “réunit”
les goûts français et italien.

D’autre part, la victoire de la tonalité sur la modalité et l’adoption de la basse continue annoncent le débat qui s’amorce autour des vertus respectives de l’harmonie et de la mélodie. La mélodie “n’imite pas seulement, elle parle”, écrivait Rousseau, à quoi Rameau répondit : “C’est à l’harmonie seulement qu’il appartient de remuer les passions”.

Folle Journée L’harmonie des nations
5 jours à Nantes, du 25 au 29 janvier 2006
265 concerts
112000 billets vendus
Fréquentation 91,6%

3 jours en Région
11 villes
179 concerts
48364 billets vendus
Fréquentation 72%

La Folle Journée 2005

Beethoven et ses amis

Ludwig van Beethoven, l’un des plus grand et influents créateurs de notre civilisation, est aussi le premier compositeur indépendant de l’histoire de la musique. Animé de nobles idéaux artistiques à visée humaniste, le génie révolutionnaire de Beethoven a sonné le glas du classicisme viennois et ouvert la voie au romantisme allemand. Il avait en lui la certitude que la musique devait contribuer au progrès de l’humanité en la guidant de l’ignorance vers la lumière. « La musique est une forme de révélation plus haute que toute sagesse ou toute philosophie », écrivit-il. Elle lui permit de transmuer sa méfiance envers les individus en amour débordant de l’humanité.

La plupart de ses rencontres ont eu lieu à Vienne dans le microcosme de la musique. Quand Beethoven s’installe à Vienne en 1792, cette capitale culturelle d’exception est le passage obligé des musiciens en tournées en Europe et, à partir de 1800, la renommée de Beethoven lui vaut d’être un sujet apprécié par les artistes. En dehors de Weber et Clementi qui jouissent encore d’une grande réputation, les autres compositeurs amis de Beethoven sont très peu connus aujourd’hui. Parfois musiciens virtuoses, ce sont aussi des compositeurs prolifiques. Quelques-unes des œuvres de ses amis ont été très appréciées de Beethoven. C’est Clementi que Beethoven a le plus admiré pour sa musique de clavier. Il a d’ailleurs exercé une grande influence sur le musicien qui a assimilé certaines de ses idées. Au chapitre de la musique sacrée, c’est celle de Cherubini que Beethoven admirait le plus. Pédagogues reconnus et auteurs d’ouvrages didactiques, certains de ses contemporains ont laissé une trace dans l’histoire de la musique, comme Reicha, Hummel ou encore Czerny. Beethoven a également bénéficié du soutien d’amis éditeurs de musique comme Clementi, qui publiera de nombreuses œuvres, Pleyel, qui contribuera beaucoup lui aussi à faire connaître sa musique, et bien sûr Diabelli, qui publia les fameuses Variations opus 120 sur le thème d’une de ses valses.

Enfin, les amis de Beethoven sont aussi les témoins directs de sa vie (Ries, Moschelès…), ce qui nous permet aujourd’hui, à travers des ouvrages biographiques écrits par eux, de connaître des détails fascinants de la vie de cet immense compositeur. Mais Beethoven n’a pas seulement profité de ses relations, il a su donner aussi des preuves de son amitié : une abondante correspondance et les dédicaces d’œuvres à ses amis en témoignent.
Cette amitié cependant n’excluait pas, parfois, une certaine rivalité. Le tempérament bouillant de Beethoven et ses manières un peu brutales, ajoutés à la jalousie éventuelle des autres musiciens pouvaient susciter certaines inimitiés, avec Hummel et Spohr notamment.

Même s’il savait être gai et s’abandonnait parfois à un humour enfantin, Beethoven était connu pour être d’humeur changeante et avoir un tempérament incontrôlable. Privé de tact par son immaturité, orgueilleux et adoptant souvent une attitude noble et moralisatrice, il était pourtant animé de bonnes intentions et d’une générosité naturelle. Ses défauts cependant pouvaient le conduire à rompre brutalement des amitiés, ce dont il s’excusait en reconnaissant ses torts, bien conscient de son irascibilité. Par exemple, il écrivit un jour à Hummel : « Ne parais plus chez moi ! Tu es un chien plein de perfidie et ces chiens-là, à la voierie ! » et le lendemain : « Cher petit Ignace de mon cœur ! Tu es un brave type et tu avais raison, je le vois (…) ». Les amitiés durables furent donc rares, la plupart ternies par des malentendus ou de violentes disputes. En vieillissant, la surdité s’aggravant, les aspects négatifs de son caractère prirent le dessus. On ne peut pas négliger l’effet dévastateur de la surdité, non seulement sur le musicien, mais aussi sur l’homme qui aimait la compagnie de ses semblables et les échanges d’idées.

Néanmoins, Beethoven eut des amis parmi les hommes de son âge et appréciait également la compagnie de ses aînés (Clementi) ou de ses cadets (Ries). En dépit de ses défauts, il a éveillé un sentiment de fidélité chez ceux qui ont su reconnaître son génie. Beethoven appréciait le contact des personnes animées comme lui de nobles idéaux. « La vraie amitié ne peut reposer que sur le lien entre des natures semblables » a-t-il écrit en 1817. Il n’est alors pas très étonnant qu’un compositeur aussi brillant et excentrique ait trouvé peu de gens de « nature semblable ».

Folle Journée Beethoven et ses amis
5 jours à Nantes, du 26 au 30 janvier 2005
265 concerts
111600 billets vendus
Fréquentation 90,1%

3 jours en Région
9 villes
101 concerts
32700 billets vendus
Fréquentation 87,3%

La Folle Journée 2004

La génération 1810 : Chopin, Schumann, Listz et Mendelssohn

Pour sa dixième édition, La Folle Journée 2004 réunit quatre compositeurs de la génération 1810 comme ils l’ont été dans leur vie et dans leur art. Hasard ou mystère de la procréation, quatre des plus grands musiciens du XIXe siècle naissent en l’espace de trois années : Mendelssohn en 1809, Schumann et Chopin en 1810 et Liszt en 1811. Quatre musiciens qui s’affirment par le caractère particulier de leurs oeuvres : c’est l’aisance technique, le raffinement de l’écriture puisé aussi bien à des sources italiennes et britanniques que germaniques qui frappent dans l’oeuvre de l’homme cultivé et brillant qu’était Mendelssohn ; chez Chopin, c’est l’exigence d’une écriture très personnelle qui, dans le cadre bien défini de la musique pianistique, lui permet de mettre en valeur sans contrainte un style transcendant, un sens de la nuance, une fluidité et une liberté tonale extraordinaires.

Chez Schumann le torturé, l’oeuvre découle d’un moment de fièvre qui le pousse à révéler un ordre caché des choses, à souligner les cassures et les antagonismes, le Florestan et l’Eusébius, alors que Liszt, le grand voyageur, réussit l’alliance visionnaire des cavalcades de notes apocalyptiques avec le calme pénétrant des grands traités mystiques. Mais on retrouve une aspiration commune aux compositeurs de la « génération 1810 » : dès l’enfance, précocement doués pour la musique, ils ont tous puisé leur inspiration aux mêmes sources, vouant durant toute leur vie une admiration sans borne aux compositeurs classiques : Haendel, Bach, Mozart, Haydn et Beethoven.

Les compositeurs romantiques ont une grande culture du passé, se situant dans la continuité du mouvement Sturm und Drang (littéralement « Tempête et Passion ») qui cherchait à dépeindre le trouble intérieur. C’est une des caractéristiques essentielles du romantisme : la domination de l’émotion sur la raison, du sentiment et de l’impulsion sur la forme et l’ordre. Tous les quatre sont en quête d’une unité intérieure entre leur vie d’homme et leur vie de musicien, ils cherchent à atteindre une transcendance musicale dans leurs oeuvres. Ce qui est remarquable, c’est que les quatre artistes sont tous des musiciens très complets : à la fois pianistes virtuoses ou au moins admirables, compositeurs de génie et critiques musicaux de premier ordre ayant contribué à l’évolution de la musique de leur époque. Le piano est pour eux l’instrument ayant la fonction expressive la plus grande, le lieu du retour en soi-même, sauf pour Mendelssohn pour qui ce n’est qu’un instrument parmi d’autres.

La virtuosité devient un élément musical plus solide et Paganini représente le virtuose par excellence. Schumann et Chopin seront d’ailleurs bouleversés à l’écoute de Paganini et ne cesseront de chercher à égaler au piano la virtuosité du violoniste. L’époque romantique correspond également à la recherche de création d’une identité nationale consciente, avec des sujets folkloriques, historiques ou légendaires. C’est la naissance des symphonies à programme et des nouvelles formes dictées par des éléments narratifs ou pittoresques. Schumann notamment donne beaucoup de force à l’élément pittoresque (la Symphonie rhénane par exemple), Chopin et Liszt puisent leur inspiration dans le folklore qui est perçu comme un enrichissement musical. Chopin (avec la Pologne) et Liszt (avec la Hongrie) identifient tous deux leurs propres souffrances à celles de leur nation opprimée. Ce désir de se libérer des contraintes cache une recherche passionnée d’identité nationale et d’indépendance mais également une recherche d’identité individuelle. Mais ce qui lie davantage les quatre musiciens, c’est une amitié sincère et réciproque : Schumann admire profondément la musique de Chopin, Schumann est très affecté par la mort subite de son ami fidèle Mendelssohn en 1847, Chopin est présenté à George Sand par Liszt qui lui-même a rencontré sa future femme la Comtesse Marie d’Agoult chez Chopin…

Chez tous ces immenses compositeurs, peut-être un peu moins chez Chopin, on retrouve cette recherche dans l’écriture, ce caractère visionnaire, cet esprit critique contradictoire, torturé qui s’exprime souvent par des inspirations oniriques ou mythologiques dans lesquelles puisent de la même façon les écrivains contemporains comme Gautier ou Musset.
Texte Créa /Nantes2004


Folle Journée Génération 1810
5 jours à Nantes, du 28 janvier au 1 février 2004
235 concerts
113430 billets vendus
Fréquentation 90,7%

3 jours en Région
4 villes
79 concerts
18295  billets vendus
Fréquentation 77%

La Folle Journée 2003

Musique italienne de Monteverdi à Vivaldi

La Folle Journée propose pour son édition 2003 un parcours musical flamboyant dans l’Italie baroque des XVIe et XVIIe siècles.Du premier baroque aux prémices du classicisme, les compositeurs Gabrieli, Palestrina,Gesualdo, Monteverdi, en passant par Scarlatti, Vivaldi, jusqu’à Pergolese ou Clementi,seront les piliers de notre découverte des triomphantes écoles italiennes.

Historiquement, on constate au XVe siècle une pléiade musicale qui réunit l’école franco-flamande (constituée des Pays-bas, des Flandres, de la France) et l’école italienne. Le rayonnement et le rapprochement entre ces deux centres musicaux européens représentent l’événement du "cinquecento". Dès la fin du XVe siècle, deux villes et deux cours princières jouent en Italie un rôle déterminant pour le réveil de la musique italienne : Florence et Mantoue. Florence est une cité décisive par la présence de Laurent le Magnifique à la cour des Médicis, amateur, compositeur et protecteur des artistes plastiques et musiciens. L’arrivée du moine austère et prédicateur Jérôme Savonarole met brusquement fin à cet épanouissement artistico-humaniste.La seconde ville est Mantoue, représentée par la cour très raffinée d’Isabelle d’Este qui accueille poètes, peintres et musiciens.

Aux XVIe et XVIIe siècles, ce sont principalement les deux cités emblématiques Rome et Venise, qui dominent la créativité artistique et les renouvellements dans le domaine musical. Rome par la présence du Pape favorise naturellement l’essor de la musique sacrée alors que Venise développe le style polyphonique vocal et instrumental ; deux villes, muses inspiratrices de nombreux compositeurs, symbolisées par leurs édifices majeurs : d’un côté la Saint-Marc, basilique énigmatique et éblouissante, d’un autre, la pharaonique basilique Saint-Pierre de Rome.

À l’instar des écoles romaines et vénitiennes, il faut souligner l’importance de l’école napolitaine. Foyer des Scarlatti, ce centre musical donne naissance à l’opéra lyrique et dramatique dit "l’opera-seria" (opéra sérieux, en opposition à "l’opera-buffa") ; poursuivit par Pergolèse, ce genre s’accomplit plus tard avec Cimarosa, Piccini.

On peut parler d’un kaléidoscope musical pour évaluer la diversité des musiques qui fleurissent entre la fin du XVe siècle et le XVIIIe siècle. Indissociable des courants de pensée littéraires, philosophiques et religieux véhiculés au même moment, la musique voit sa place, et celle des musiciens, repensée au sein de la société.

La musique italienne est un terrain de transformation entre tradition et modernité.
Textes Créa.Nantes – Aurélie Vinatier2003


Folle Journée de Monteverdi à Vivaldi
5 jours à Nantes, du 22 au 26 janvier 2003
224 concerts
103430 billets vendus
Fréquentation 89,6%

3 jours en Région
4 villes
41 concerts
18295 billets vendus
Fréquentation 80,7%

La Folle Journée 2002

Haydn-Mozart

Pour son édition 2002, la Folle Journée réunit les deux maîtres absolus du style classique: Joseph Haydn (1732-1809) et Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). On sait que les deux musiciens s’estimaient énormément et ont entretenu des relations très amicales: Haydn écrit à Leopold Mozart que son fils est « le plus grand compositeur », qu’il connaisse, et Mozart dédie à son aîné six magnifiques quatuors à cordes. Les deux hommes connurent cependant des destins très différents, le premier vivant au service fidèle des Princes Esterházy et quittant son pays natal pour la première fois à l’âge de 58 ans, tandis que le second était dès son plus jeune âge présenté dans l’Europe entière pour son génie précoce, et brisait le carcan du musicien éternel serviteur au risque d’affronter la misère et la solitude.

On leur doit d’avoir porté à un rare point de perfection le langage musical de l’époque, fait de délicatesse, d’équilibre, d’une finesse de discours mais également d’une émotion bouleversante de profondeur et de justesse. Avant que Beethoven ne signe la fin de l’âge classique en lui ouvrant de nouvelles perspectives, Mozart et Haydn l’habitent et lui donnent un corps magistral ; ils offrent à certains genres, comme l’oratorio et la symphonie (Haydn) ou le concerto et l’opéra (Mozart), une impulsion décisive, et nous charment par leur maîtrise doublée d’élégance et de poésie.

Trois jours de folies ne seront pas de trop pour présenter les oeuvres maîtresses de ces deux compositeurs, et notamment des compositions exceptionnelles que l’on a rarement l’occasion de découvrir en concert ; les grandes messes et les oratorios (Nelsonmesse, Theresienmesse, Pauken-messe, La Création de Haydn, Requiem, Messe en ut mineur de Mozart…), les oeuvres de musique de chambre, seront à l’honneur à côté des grandes symphonies, des concertos, ou encore des quatuors à cordes. Préférant la variété des éclairages à l'exhaustivité, la Folle Journée rassemblera les partisans les plus illustres de l'interprétation sur instruments d'époque ainsi que les plus grands maîtres des instruments modernes.

Folle Journée Haydn et Mozart
2,5 jours, 25 au 27 janvier 2002
167 concerts
82122 billets vendus
Fréquentation 95,5%

La Folle Journée 2001

Ivan Ilitch

Pour son édition 2001, la Folle Journée s’offre un parcours géographique et historique de grande ampleur en traversant la vaste Russie, de Moscou et Saint-Pétersbourg aux contrées aujourd’hui indépendantes, et du milieu du XIXe siècle à nos jours.

Autour de compositeurs phares qui ont marqué l’histoire de la musique de leurs chefs-d’œuvre, c’est toute la profondeur de l’âme russe, la force entière de ses sentiments et les marques qu’a laissées sur elle l’Histoire, qu’il nous sera donné de découvrir.

Trois jours de folies ne seront pas de trop pour présenter la quasi-intégrale de la musique de chambre de Tchaïkovski, Moussorgski, Glazounov, Glinka, Borodine, Scriabine, Rimski-Korsakov, Rachmaninov, Prokofiev, Stravinsky, Chostakovitch, ainsi qu’un large éventail de leurs œuvres chorales, concertantes, instrumentales et orchestrales.

Autour d’eux, une multitude de compositeurs que l’on connaît moins, tels Arensky, Lourié, Taneïev, Gretchaninov, Sviridov, Artiomov, Goubaïdoulina ou encore Schnittke.


Folle Journée Van Illich
3 jours, du 26 au 28 janvier 2001
191 concerts
85368 billets vendus
Fréquentation 83,7%

La Folle Journée 2000

Bach

Insensible aux humeurs du temps, la musique de Bach (1685-1750) est, depuis plus de trois siècles, porteuse d’une émotion intacte, traversant l’histoire et les hommes avec la même fraîcheur qui présida sa création. Sortie de l’ombre par Mendelssohn à l’orée du XIXe siècle, revalorisée par la quête d’authenticité qui rafraîchit depuis quelques décennies l’ensemble du répertoire baroque, elle bénéficie aujourd’hui de l’exécution passionnée et exigeante des interprètes les plus investis de notre siècle.

Pour ouvrir l’an 2000 et commémorer les 250 ans de la mort du cantor de Leipzig, La Folle Journée consacrera trois jours à la quasi-totalité de son œuvre pour instruments solistes et de sa musique de chambre, à ses concertos brandebourgeois, à ses grandes œuvres chorales (passions, Messe en si, Magnificat…) ainsi qu’à une partie de son catalogue pour orgue (un instrument sera monté pour l’occasion dans le Grand auditorium de la Cité des Congrès).

Préférant la variété des éclairages à l’exhaustivité, La Folle Journée rassemblera les partisans les plus illustres de l’interprétation sur instruments d’époque sans pour autant évincer les instruments modernes, clin d’œil à l’éternité d’une musique sur laquelle repose toute la musique occidentale.


Folle Journée Bach

3 jours, du 26 au 28 janvier 2001
191 concerts
85368 billets vendus
Fréquentation 83,7%

La Folle Journée 1999

Hector, Gabriel, Maurice et les autres

Après quatre années monographiques aux penchants plutôt romantiques, La Folle Journée s’ouvre de nouveaux horizons en choisissant de décliner un siècle de musique française autour d’Hector Berlioz, de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel.

Jamais Folle Journée n’aura été si variée, si originale : de la création de la Symphonie fantastique (1830) à la seconde guerre mondiale, elle fera revivre ceux qui ont marqué leur temps et contribué à l’âge d’or d’une œuvre éclectique mais parfaitement identifiable, avec laquelle il ne nous manque que de nous familiariser.

Deux jours de folies ne seront pas de trop pour présenter la quasi-intégrale de la musique de chambre de Berlioz, Saint-Saëns, Fauré, Franck, Ravel, Debussy, Chausson ainsi qu’un large éventail de leurs œuvres chorales, concertantes, instrumentales et orchestrales.

Autour d’eux, une multitude de compositeurs tel Koechlin, Roussel, Offenbach, Magnard, Lalo, Satie, Dukas, Duparc, Chabrier, Caplet, Bizet… sans oublier ceux que la postérité a jusqu’ici gardé dans l’ombre - Ladmirault, Pierné, Schmitt, Cras, Séverac et Lekeu.

Folle Journée Hector, Gabriel, Maurice et les autres
2 jours, du 6 au 7 février 1999
105 concerts
58112 billets vendus
Fréquentation 90,7%

La Folle Journée 1998


Brahms

Folle Journée Brahms
2 jours, du 31 janvier au 1 février 1998
82 concerts
48520 billets vendus
Fréquentation 90%

La Folle Journée 1997

Schubert

1997, bicentenaire de la naissance de Franz Schubert : Nantes fête cet anniversaire et consacre une Folle Journée à celui « qui n’est venu au monde que pour composer » comme il se plaisait à le dire.

Né le 31 janvier 1797, Schubert est traditionnellement considéré comme « le classique du romantisme ». Si son œuvre a grandi dans une capricieuse liberté, sa musique qui sait être nostalgique, gaie ou triste, en tout cas toujours profondément humaine, est à l’honneur les 8 et 9 février 1997 à la Cité des Congrès de Nantes.

Après la folie des deux jours consacrés à Mozart en 1995 et à Beethoven en 1996, la Cité des Congrès de Nantes se met à l’heure de Franz Shubert.

Folle Journée Schubert
2 jours, du 8 au 9 février 1997
74 concerts
40278 billets vendus
Fréquentation 89,8%

La Folle Journée 1996

Beethoven

La Folle journée, ce sera près de 24 heures pendant lesquelles toute la Cité des Congrès se mettra à l’heure Beethoven, ce géant dont Romain Rolland disait : «  Cher Beethoven ! Il est bien davantage que le premier des musiciens ; il est la force la plus héroïque de l’art moderne ». Concerts, expositions, conférences, vidéos, cinéma…toute une palette de divertissements en tous genres, sous le signe d’un romantisme échevelé et turbulent, pour tenter de faire nôtres les mots du musicien : « Dédale, enfermé dans son labyrinthe, a bien inventé les ailes qui lui ont permis de s’élever dans les airs. Et bien ! moi aussi, je trouverai ces ailes ».

Folle Journée Beethoven
2 jours, du 10 au 11 février 1996
49 concerts
30159 billets vendus
Fréquentation 83,9%

La Folle Journée 1995

Mozart

« Folle journée » en effet que ces deux jours pendant lesquels toute la Cité des Congrès se mettra à l’heure viennoise pour fêter, dans un tourbillon visuel et sonore, l’éternelle jeunesse de Mozart  - tout à la fois sublime, décoiffant, léger, juvénile, tragique et toujours génial…le tout avec une qualité artistique indiscutable.

Folle Journée Mozart
2 jours, du 4 au 5 février 1995
37 concerts
18238 billets vendus
Fréquentation 59,2%